Cité sensible

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L'art / la ville

Marseille, ville pieuvre et populaire, de village en grand ensemble, de colline en île, de terrain vague en autoroute surplombante, de tentative de normalisation de son centre en urbanisation de ses périphéries : Marseille inspire les artistes, les artistes s’impliquent dans la Cité et transforment le regard que nous portons sur elle. Allons à la rencontre de ce drôle de laboratoire artistique et urbain, parfois militant, toujours engageant... Regardons les interactions nombreuses et variées entre l’art et la ville. Le chantier permanent est ouvert.

RADIOTENTATION

 

En point d’orgue de la résidence de Jean-Luc Brisson (plasticien, enseignant à l’Ecole du Paysage) à la Gare Franche / Cosmos Kolej, un plateau radio a été enregistré en public à la Gare Franche, en partenariat avec le FRAC-Paca, pour parler de paysage et de paysagistes, d’aménagement urbain, de la cité du Plan d’Aou, toute proche, et des étapes de la résidence de l’artiste.

On y entend Zohra Ada Atou et Soraya Saïd, venues en voisines, Guerric Péré, urbaniste, paysagiste, directeur de l’agence Ilex, Joël Ricorday, paysagiste, enseignant à l’école du paysage de Marseille, Pascal Neveux, directeur du FRAC-Paca, Wladislaw Znorko, directeur artistique du Cosmos Kolej à la Gare Franche, et Jean-Luc Brisson.

A écouter : Plateau radio autour de Jean-Luc Brisson. Par Xavier Thomas; réalisation Tony Regnauld

 
icon for podpress  Brisson et le Plan d'Aou [58mn]: Play Now | Play in Popup

La relation aux publics

La relation aux publics, comment la réinventer dans le cadre de propositions artistiques opérant dans l’espace public ?
Dans cette émission enregistrée avec Lieux Publics au Longchamp Palace, le 4 mars dernier, on aborde ce vaste sujet à partir de plusieurs questions :
Quelles formes pour une relation plus intime et plus interactive ?
La médiation, avant, pendant et après le spectacle.
Et enfin, l’inscription de cette relation dans la durée pour une construction d’une relation de confiance, au-delà de l’éphémère spectaculaire.

Durant cette conversation, nous entendons Géraldine Garnier (Cosmos Kolej/Gare franche), Anaïs Lemaignan (Le Merlan), Elisa Schmidt (Lieux Publics).
On écoutera aussi l’opinion du public à travers un extrait du Guichet des doléances culturelles présenté par Pascal Messaoudi dans le cadre du dispositif Outil commun qui réunit des structures culturelles installées dans les quartiers nord de Marseille.

A écouter : émission Sirènes et Blablabla, La relation aux publics

 
icon for podpress  La relation aux publics [55mn]: Play Now | Play in Popup

Le jardin est une chose mentale

Une installation de Jean-Luc Brisson au FRAC-PACA

En résidence à la Gare Franche depuis quelques mois, Jean-Luc Brisson présente au FRAC-PACA une installation intitulée Le jardin est une chose mentale, fruit de sa rencontre avec les lieux et les habitants de la cité du Plan d’Aou.

Composée de trente-trois bouts de monde flottant dans des récipients pleins d’eau, les paysages composés par Brisson sont faits de rebuts transformés en paradis miniatures. Ce sont des moments au repos, ils attendent indéfiniment. Leur fixité n’est que relative car ils frémissent, oscillent, virent de bord au moindre courant d’air? Pendant le temps de l’exposition, ces objets flottants se chargeront de traces de la pluie, du vent, des insectes, des oiseaux, du magnolia qui pousse au beau milieu de la cour… Ils sont visibles dans la cour du FRAC jusqu’au 15 novembre 2008.

Reportage-vidéo du vernissage, le 3 octobre. Patientez quelques secondes avant de pouvoir le visualiser… 

 Vidéo

Au cours de ce reportage réalisé le 3 octobre 2008 pendant le vernissage, on visite l’installation en compagnie de Karima et Zora, habitantes du Plan d’Aou, on écoute Jean-Luc Brisson évoquer son travail et on surprend Wlad Znorko, directeur du Cosmos Kolej, en admiration devant un abreuvoir. On y entend aussi des extraits d’un enregistrement réalisé par Nelly Flecher sur le marché de Saint-Antoine, le 30 septembre 2008.

 
icon for podpress  Le jardin est une chose mentale [21 mn]: Play Now | Play in Popup

Par Xavier Thomas

Les agités du bocage

L’art dans l’espace rural

Si les pratiques artistiques dans l’espace public sont souvent associées à des territoires, des formes et des contextes franchement urbains, on ne saurait les conditionner à la présence du pavé ou du bitume. Entre espace public urbain ou rural, les clivages anciens tendent à s’estomper, évolution accentuée par les développements de vaste zones “rurbaines”. Ainsi, le monde rural est — au delà des représentations stéréotypées — un espace de création remarquable par les liens originaux que les artistes peuvent y expérimenter avec les habitants et l’environnement.

Autour des pratiques artistiques hors les murs des cités, voici, dans le cycle Art [Espace] Public, l’enregistrement de la rencontre-débat du 14 mars 2008 à la Sorbonne, intitulée L’Art à travers champs. Vous y entendrez Jean Bojko, directeur de Théâtr’éprouvête (Corbigny, Nièvre), Proserpine(clown, l’Apprentie compagnie) et Marc Gauchée(co-auteur de Culture rurale, cultures urbaines, éd° Cherche-Midi).

En Camargue, entre terre et eau, la compagnie Ilotopie construit au fil de ses spectacles un rapport différent entre spectacle et environnement, au travers notamment de ses participations au festival les Envies-Rhônements, dont l’esprit et le programme vous sont présentés par Fred Kahn.

 
icon for podpress  Les agités du bocage: Play Now | Play in Popup

 A lire :

La nuit des Envies Rhônements

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Nouveaux Territoires de l’Art et de l’urbanité : la Ville créatrice

La Ville est sensée être le lieu du vivre ensemble. Mais malgré les programmes architecturaux et urbanistiques les plus rigoureux, malgré les lois et les réglementations pour générer de l’ordre, du calme et de l’harmonie, la Cité est toujours au bord de l’implosion. Puisque nous sommes à court d’imagination, l’approche sensible et créatrice des artistes ne pourrait-elle pas nous éclairer pour inventer d’autres modèles d’urbanité ?

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Les deux pieds dans la terre

Des jardins poussent de partout. Et ils ne sont pas tous privatifs, grillagés et clôturés. Partagé, collectif, pédagogique, mais aussi sensible et planétaire, le jardin peut être une manière d’envisager « écologiquement » notre monde commun. L’art, comme mode de relation entre les hommes, y trouve un terreau fertile et ce alors même que l’espace public se rétrécit de plus en plus. Explorons sans les dénaturer quelques-unes de ces propositions…

A écouter : Si on plante des micros, est-ce qu’il pousse des sons ? Nelly Flecher a planté ses micros dans le jardin de la Gare Franche, maison de la Compagnie Cosmos Kolej. Printemps, été, automne, hiver, au fil des saisons, les jardiniers/habitants binent, sèment, arrosent, racontent leur travail de culture(s), se racontent…

 
icon for podpress  Et si on plante des micros, est-ce qu'il pousse des sons? [27mn]: Play Now | Play in Popup

Si on plante des micros, est-ce qu’il pousse des sons ? Un reportage en 27 minutes sur un projet au long cours porté par le centre social du Grand Saint Antoine, poétisé par le Cosmos Kolej et cultivé par les habitants du quartier.

A lire ci-après, une traversée du jardin planétaire, telle que l’ont pensé Edgar Morin, Michel Foucault ou Gilles Clément… telle que l’on imaginé des compagnies et des collectifs d’artistes de New York à Marseille…

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Les Pas Perdus

Les Maisons de l’ordinaire et de la fantaisie

Les Pas Perdus sont un peu des petits poucets de l’art.
Ils sèment derrière eux des maisons, des meubles, des installations, des objets de toutes sortes… autant de jalons poétiques autour desquels se rassembler pour retrouver son chemin.

L’extravagance n’empêche pas la cohérence. Bien au contraire. Le nouveau projet des Pas Perdus, Les Maison de l’ordinaire et de la fantaisie, s’inscrit complètement dans le prolongement du précédent, Mari Mira. Depuis 1994, Guy-André Lagesse et ses multiples complices parcourent le monde avec une exposition itinérante qui se nourrit et grandit au fil des étapes. Ils ont désormais décidé d’investir des espaces semi-publics, associations, club de loisir, de cartes, de boules ou de supporters, maison pour tous… Et à partir des centres d’intérêts de leurs occupants, de leurs désirs et de leurs besoins, les Pas Perdus vont initier des opérations de transformation du lieu. Pas de baguette magique : juste faire un peu plus confiance à notre esprit de créativité.

> A écouter : Guy-André Lagesse raconte le Rêve de Jardin de la Maison pour Tous de la Belle de Mai

 
icon for podpress  Guy-André Lagesse et le rêve de jardin…[3mn56]: Play Now | Play in Popup

Guy-André Lagesse ne se positionne pas en artiste démiurge. Il invite au contraire les gens à se saisir de leur environnement pour le rendre plus désirable et partageable.

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