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Portrait de l’artiste en aménageur

Devinette: Un artiste s’installe au rez de chaussée d’un immeuble d’un quartier populaire du centre ville. De combien d’euros augmentent les loyers au cours des deux prochaines années?

Les artistes aiment les coins pas chers qui évoquent la mixité, mais les quartiers ont-ils vraiment intérêt à accueillir les artistes?Question complexe, où la culture est tour à tour renvoyée à sa fonction sociale de tissage de liens et à sa participation consciente ou non au processus de gentrification (qui signifie littéralement embourgeoisement des centres villes).
A l’heure où Marseillle se destine à un avenir sous le signe de la culture, la question de “quelle transformation urbaine par la culture” est posée, parfois violemment (les fameuses affiches anonymes qui tapissent les murs de la Belle de Mai), parfois avec plus de nuances (
Marc Rosmini sur Rue 89).
Pour apporter un point de vue critique sur le rôle supposé bienfaisant et apaisant de l’artiste dans la cité, nous vous proposons d’écouter un entretien avec Benoit Eugène, rédacteur en chef de la
revue Agone, dont le dernier numéro s’intitule Villes & résistances sociales ; et Bernard Mulliez, réalisateur du film Art security service, inclus dans la revue.

Art security service :

 
icon for podpress  Entretien avec Bernard Mulliez & Benoît Eugène, Par Anouk Batard: Play Now | Play in Popup

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